2013, année du PaaS

Bonne Année

Puisque la tradition permet de s’échanger les voeux pendant tout le mois de janvier, au nom de tout FastConnect, je souhaite une bonne année aux lecteurs de notre blog.

Ma Boule 8 magique

Alors que je butinais sur la toile j’ai remarqué que les voeux étaient pour beaucoup l’occasion d’effectuer des prédictions avantageuses pour l’année prochaine…

À mon tour, j’aimerais partager ma vision du futur des Systèmes Informatiques (SI). En 2013 nous prévoyons une explosion des projets autour du PaaS. Ce sentiment est fondé par les retours positifs de nos clients mais aussi par les analystes : Gartner Says Worldwide Platform as a Service Revenue Is on Pace to Reach $1.2 Billion.

Qu’est-ce que le PaaS

Les offres SaaS et IaaS sont globalement plus anciennes, plus matures et mieux comprises. Par exemple Salesforce, fournisseur d’offres SaaS, a été créé en 1999 et Amazon a lancé son offre EC2 en 2006.

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Remarquons au passage que la présentation de IaaS/PaaS/SaaS comme une pile technique du Cloud Computing est trompeuse car il est possible de construire une offre SaaS sans s’appuyer sur un PaaS (et cela a été fait puisque le SaaS est plus ancien).

Le SaaS est la fourniture d’une application (gestion des comptes clients, brms, etc.) via le réseau. Il s’agit pour le client de consommer le service dont il a besoin, via une interface et/ou une API et sans se préoccuper de sa mise en oeuvre.

Le IaaS est la fourniture d’infrastructure (stockage, serveurs, etc.) via le réseau. En générale le IaaS est implémenté grâce à des techniques de virtualisation, mais c’est bien plus. Un IaaS, comme tout « As A Service » doit offrir une grande agilité aux utilisateurs. Personnellement je me le représente comme un data center programmable.

Le PaaS est souvent dessiné comme une couche entre les deux autres… ou comme étant la virtualisation de la couche middleware. Bref c’est ce qui est au milieu :-) Si je compare l’informatique au bâtiment – comparaison fréquente – la construction d’une application serait du préfabriqué : les développeurs s’appuient en effet sur des briques « middlewares ». Le PaaS est la fourniture de ces briques « middlewares » via un réseau.

Le PaaS est donc un outil pour les développeurs qui utilisent dans leur travail quotidien des middlewares tels que les bases de données ou les serveurs d’applications.

Un PaaS pour quoi faire ?

Beaucoup d’entreprises ont commencé leur stratégie Cloud Computing en espérant diminuer les coûts de leur SI. Mais l’intérêt substantiel du Cloud Computing est de redonner de l’agilité au métier.

Il est très naturel d’envisager sa stratégie Cloud en commançant par le IaaS et le SaaS qui sont plus matures et mieux compris. Cependant nous, FastConnect, sommes convaincus que le PaaS est finalement la couche qui a le plus de valeur, en particulier pour les moyennes et grandes entreprises où les DSI sont très structurées et manquent souvent d’agilité.

Pour répondre à ce besoin d’agilité, le IaaS ne suffit pas. Qu’importe que l’on puisse déployer un serveur en un click si son achat est un processus toujours aussi difficile ou si l’on dépend d’une autre équipe peu agile pour l’installation d’un middleware.

L’objectif ambitieux du PaaS est de redonner de l’agilité au SI de bout en bout.

Typologie des PaaS

Le Gartner divise le marché du PaaS en :

  1. application platform services (aPaaS),
  2. cloud application life cycle management (ALM) services (almPaaS),
  3. cloud BPM platform services (bpmPaaS),
  4. cloud integration services (iPaaS)

Il s’agit pour l’essentiel de services middlewares particuliers (notons que la frontière entre le PaaS et le SaaS est finalement mince, un bon sujet de dispute pour nos experts à la machine à café).

Mais pour répondre à l’objectif ambitieux d’agilité, il est nécessaire de faire entrer tout le catalogue technique sous forme d’offres « As A Service » (toute ressemblance avec le SOA est purement fortuite). C’est la raison pour laquelle je crois beaucoup dans l’approche des solutions de PaaS Fabric tels que Cloudify, Tibco Silver Fabric ou OpenShift qui permettent de fabriquer son custom PaaS incluant tous les middlewares et services utilisés par l’entreprise. Ils permettent une grande souplesse d’intégration avec l’existant et, cerise sur le gâteau, évitent tout vendor locking.

Vers une agilité du SI de bout en bout

Finalement ce qui nous intéresse vraiment est de (re)donner au SI une agilité de bout en bout afin de permettre une agilité métier. Pour répondre à cet objectif très ambitieux l’organisation et les méthodologies doivent aussi être agiles.

Suivant cette tendance, la saison est au Continuous Delivery !

Déploiement automatisé

Plusieurs éditeurs proposent des outils afin d’aider à formaliser et automatiser les déploiements. Ces outils sont effectivement très efficaces pour réduire la distance entre les équipes de développement et de production qui ont des objectifs a priori contradictoires :

  • les développeurs agiles veulent livrer rapidement chacun de leur sprint sur leur environnement de test
  • la production veut maitriser les changements afin de diminuer les risques opérationnels.

L’objectif de ces outils est d’automatiser tous les déploiements, et de contrôler qui peut déployer quoi sur chaque environnement. De plus, par des mécanismes d’injection de configuration, ils aident le passage d’un environnement à un autre (DTAP). Les développeurs intègrent naturellement ces outils pour compléter leur chaine de compilation et de test continue. On parle de continuous delivery.

D’une manière générale ces outils savent déployer un WAR dans un Tomcat existant, mais ils ne savent pas déployer ce Tomcat juste avant. Ceci est particulièrement utile dans le cas des environnements de Tests qui ne fonctionnent que pendant une fraction de la journée. Le PaaS est la brique manquante qui permet cela.

Créer votre propre Usine de déploiement continu

Je vous invite évidemment à visiter notre nouveau site web et à lire nos offres Cloud
http://www.fastconnect.fr/fr/nos-offres/cloud

Nous proposons notamment de vous aider à mettre en place une usine de livraison continue fondée sur une usine GitHub/Jenkins/Nexus et un PaaS Fabric pour intégrer vos briques logicielles et middlewares particulières, et ceci en évitant le plus possible la rupture par rapport à vos habitudes et vos outils.

App-Store

Soirée FastConnect avec Software AG / Terracotta

Le Mardi 22 Janvier 2013 s’est déroulée une soirée FastConnect, et nous avons eu le plaisir d’accueillir Software AG / Terracotta pour nous parler de EhCache / BigMemory.

Personnellement, je trouve que cette solution répond à pas mal de besoins que je rencontre chez les clients.
De plus, la force de la solution est de pouvoir commencer avec un « petit cache » à l’aide d’EhCache (opensource, et qui s’intègre avec Hibernate ou Spring), puis bénéficier du cache « off-heap » avec BigMemoryGO, puis le rendre distribué avec BigMemoryMax.

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A titre d’information, cette solution a été mise en production chez un client pour de la détection de fraude en temps réel, avec un volume de 16To en mémoire! Le mot « BigData » prend tout son sens.

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Je ne vous en dit pas plus, et je vous laisse découvrir EhCache / BigMemory à travers la documentation officielle.