Soirée DDD avec Eric Evans

Les followers de @parisjug étaient au courant, Eric Evans (auteur de domain driven design) était de passage à Paris en ce début de semaine. Grâce à leur réactivité, les membres du Jug ont pu nous organiser une petite présentation ce lundi. (Merci au passage à l’Epita qui a accueilli l’évènement).

Malgré l’annonce tardive, la blogosphère Java à bien réagi et l’amphi était plein, environ 110 personnes avaient fait le déplacement.

La présentation d’Eric s’articulait sur les contextes d’utilisation du DDD ainsi que ses apports en comparaison aux techniques plus classiques.

Pour résumer en quelques lignes : Pour les applications dont la complexité inhérente est dûe à la complexité du domaine, l’approche DDD permet, en recentrant les développeurs sur le métier, de collaborer avec des experts du domaine afin de construire un logiciel flexible répondant à leur problématique.

On retiendra donc en points clés de cette présentation :

  • L’unicité du langage : les développeurs et les experts métiers doivent être capables d’exprimer les mêmes concepts avec le même vocabulaire. Ceci afin de faciliter la communication et de permettre le partage de connaissances. Cette unicité doit se retrouver aussi bien dans les phases de design que dans l’implémentation.
  • Le besoin pour les équipes de développement de travailler en étroite collaboration avec les experts du domaine (ce qui permettra justement la construction de ce langage commun et l’échange d’information)
  • Le développement itératif, encore une fois, le besoin de communication entre les équipes de dev et le métier nécessite un processus itératif. Seules les itérations permettent de capitaliser sur les connaissances acquises précédemment.
  • Un contexte d’application clair et nettement défini. La nécessité d’un langage unique et d’un modèle adapté aux problématiques métiers exclu de facto les possibilités d’universalité de ce modèle. Un modèle n’étant donc qu’une représentation partielle adaptée aux besoins, il faudra définir les clairement les limites d’application de ce modèle afin de pouvoir s’en affranchir dans d’autres contextes.

La soirée s’est conclue par la traditionnelle troisième mi-temps, délocalisée cette fois à la porte d’Italie !

Prochain évènement de l’agenda : Soirée ALT.NET